samedi 11 février 2012
L'hiver est bien là!!
lundi 30 janvier 2012
UNE MER DESERTE
2048 : une mer déserte ? par WWF_France
samedi 31 décembre 2011
L'air de nos montagnes pas si pur !!!!
Si vous aviez prévu de venir en haute montagne pour respirer un bon bol d'air, c'est raté. Particulièrement dans les environs de Chamonix et des Pays du Mont Blanc, qui pointent aujourd'hui parmi les vallées les plus polluées de France ! Au Pays du Mont Blanc, l'air est tellement mauvais que l'Union Européenne menace désormais la France de rudes amendes.
La carte postale en prend un coup. On est bien loin désormais du mythe et des images sacrées de la montagne. Les gosses aux joues bien rouges, vus sur des affiches des années 50, c'est déjà loin. Le début du XXe siècle fit de l'air pur d'une montagne salvatrice l'unique médicament - ou presque - du traitement de la tuberculose. C'était l'ère du climatisme et des sanatoriums sur tout l'arc alpin. Depuis Davos, dans les Grisons en Suisse (magnifié dans le livre célèbre de Thomas Mann « La montagne magique ») jusqu'au Plateau d'Assy, face au mont Blanc, avec ses grands établissements de soins, tous basés sur la qualité de l'air.
La réalité d'aujourd'hui est tout autre : les environs du Mont Blanc, de Chamonix et Vallorcine jusqu'aux abords de Megève, ou de Passy et toute la plaine du Mont Blanc, avec Sallanches, Cluses, bref, les Pays du Mont Blanc, cumulent des taux de pollution de l'air parmi les plus élevés de France. Amis touristes, prenez garde à vos poumons quand vous apercevrez le sommet du Mont Blanc. L'air pourtant si transparent n'est pas si pur.
Vallée asphyxiée
L'air qui ceinture la vallée d'accès à Chamonix est composé de plusieurs types de polluants, dont trois atteignent des taux très inquiétants :
•les « particules fines » (PM10), en dépassement de 63 jours de la valeur limite journalière, alors que seuls 35 jours sont autorisés ;
•le dioxyde d'azote (NO2) dont la valeur limite est régulièrement dépassée en proximité routière, notamment autour de l'autoroute blanche qui monte à Chamonix ;
•le Benzo (a) Pyrène (BaP), essentiellement du à l'industrie et qui malgré des efforts notoires d'une des sociétés incriminées (SGL Carbon à Chedde, qu'on voit bien en descendant le viaduc des Egratz depuis Chamonix) continue d'atteindre des taux impossibles…
En jeu aussi la configuration de ces vallées de montagne, où l'air froid stagne dans le fond, empêché l'hiver de s'évacuer vers le haut par le phénomène d'inversion des températures qui bloque tout brassage.
Ce sont surtout les particules fines (PM 10) qui ont valu à la France d'être assignée devant la Cour européenne de justice le 19 mai dernier, pour dépassements graves et enjeux de santé publique. Et ces particules fines sont essentiellement dues au chauffage (cheminées ou anciens poêles à bois). Mais aussi à l »écobuage : le brûlage ancestral des déchets verts de jardin, dans les campagnes.
L'étape prochaine serait une condamnation ferme de la France. Sauf si celle-ci parvenait à démontrer, dès 2013, que les valeurs plafond de pollution ne sont plus dépassées. Montants de l'amende encourue : de 8 à 30 millions d'euros, plus une astreinte journalière pouvant aller de 150 000 à 300 000 €.
Vallée de l'Arve
Des alertes à la pollution ignorées
Il a fallu cette intervention de la Cour de justice européenne pour que ce problème devienne enfin un enjeu pour le préfet et les élus locaux. En 2007, lorsque le Dauphiné Libéré a révélé les premiers dépassements, les maires de Passy et de ses environs sont tombés des nues, alors que les associations présentes autour du Mont Blanc, et notamment l'ARSMB (Association pour le respect du site du Mont Blanc) se battent contre le trafic international et ses pollutions depuis plus de 20 ans dans l'indifférence générale.
En septembre 2010, le Préfet de Haute-Savoie a lancé le Plan de protection de l'atmosphère (PPA). En fait, il s'agit d'une planification réglementaire qui, une fois approuvée (et ce sera le cas dès début 2012) va avoir force de contrainte. Son objet : après un travail partenarial avec les collectivités concernées, identifier et mettre en œuvre un certain nombre de « mesures pérennes ou temporaires », destinées à faire baisser la pollution de l'air de 25 %, dans les 5 ans.
Limitation de la vitesse sur les routes
Quarante et une communes de la vallée de l'Arve et de ses environs sont concernées par ce PPA, mais des 41 maires qui seront en responsabilité de faire appliquer les mesures, bien peu étaient présents ce lundi 19 décembre à Bonneville, où le Préfet a présenté les contributions des citoyens et associations qui ont souhaité réagir à l'enquête publique obligatoire sur ce type de document.
Plusieurs types de mesures seront mises en œuvre, certaines réglementaires, toucheront à la vitesse sur les routes et autoroutes. Si vous êtes passés ces jours sur l'Autoroute blanche, vous ne les aurez pas manquées : 110 km/h sur les voies rapides, 70 sur la route, tout l'hiver désormais. Des mesures concerneront bien sûr le trafic poids lourds… et le travail entamé pour un report progressif du fret sur le rail, via le tunnel du Fréjus en Savoie.
Et puis, des mesures concernant la surveillance des modes de chauffage et l'interdiction de l'écobuage (bonne chance ! ). Enfin tout un catalogue de souhaits et de vœux dont on espère qu'ils ne seront pas pieux.
Ce qui reste en suspens, c'est que les maires, et les élus des départements et de la région œuvrent enfin ensemble à régler le sujet des déplacements des personnes. Qu'il s'agisse des trajets domicile-travail ou de l'arrivée des touristes, très nombreux sur ces territoires, et qui viennent à près de 90 % en voiture.
Pas de JO, pas de trains !
On rêve alors que les trajets en train se développent, dans ce territoire parmi les plus touristiques de France. L'ennui, c'est qu'il faudrait des chemins de fer performants. Or, toute la Haute-Savoie - ou presque - est à voie unique ! Et aucune rénovation sérieuse n'a été engagée depuis près de quarante ans par RFF (Réseau ferré de France) et qui a en charge la construction et la rénovation des voies ferrées.
Les sommes à engager, à la fois pour rénover les voies et les doubler – de manière à multiplier les trains – sont aujourd'hui colossales.
Récemment l'Etat, la SNCF et RFF (associés à la Région Rhône-Alpes) avaient proposé des solutions et un échéancier. C'était dans le cadre du soutien à la candidature d'Annecy à l'organisation des Jeux olympiques d'hiver 2018. Mais c'est la Corée du Sud qui organisera les Jeux dans huit ans. Alors, RFF a jeté l'éponge il y a quelques mois et reporté le dossier de modernisation des voies sine die.
C'est vrai que les Jeux, ça avait de l'allure, et que la santé des gamins ou des personnes âgées des Pays du Mont Blanc, ce n'est pas très fun.
La Région Rhône-Alpes et notamment ses élus écologistes sont restés, eux, mobilisés pour faire avancer ce dossier du transport en commun.
On sait combien les massifs sont fragiles, face aux dérèglements climatiques. Mais on sait moins qu'en raison, notamment, d'un trafic voitures et poids lourds qui les étouffent, ils cumulent désormais des risques d'asphyxie. Et, à l'heure où on apprend que près de 2 millions de décès sont recensés chaque année dans le monde pour des problèmes pulmonaires liés à des pollutions de l'air, la question se pose avec une urgence nouvelle.
Combien de temps faudra-t-il pour que les élus et les responsables nationaux admettent que ce sont les pics de pollution qui augmentent mathématiquement le nombre de ces décès ? Faute de solution, en plus d'énormes amendes à payer par l'État – et par les contribuables -, il faudra compter avec la pollution insidieuse de l'air comme cause d'affections chroniques au pied des Alpes.(source:http://blogs.rue89.com/ingenue-alpages/2011/12/26/dans-la-vallee-du-mont-blanc-etouffe-dans-un-air-pollue-226054 )
dimanche 21 mars 2010
A cause des sushis!!!!
Environnement : le thon rouge contraint de faire confiance aux pêcheurs
Après la décision de la CITES de ne pas placer l'espèce sous sa protection, la gestion du thon rouge d'Atlantique-Est reste entre les mains d'une organisation professionnelle de pêche accusée d'avoir échoué à maintenir une population en bon état.
La conférence de la Convention sur le commerce international des espèces sauvages menacées d'extinction (CITES), réunie à Doha, a refusé jeudi d'inscrire le «Thunnus Thynnus» à son Annexe I, qui en aurait interdit les exportations.
C'est donc à l'ICCAT, la Commission internationale pour la conservation des thonidés de l'Atlantique (et de Méditerranée), qui réunit une cinquantaine de pays pêcheurs, qu'échoit la responsabilité de cette population.
«Si nous proposons l'inscription du thon rouge à l'Annexe I, c'est que nous avons atteint un niveau où l'effondrement du stock est inéluctable», avait expliqué avant le vote de jeudi le représentant de Monaco Patrick Van Klaveren.
«Le Comité scientifique de l'ICCAT a recommandé un taux autorisé de capture (TAC) de 8.000 tonnes pour 2010 pour garder une chance sur deux de reconstituer le stock d'ici 10 ans. Ca n'a pas empêché la Commission d'autoriser 13.500 tonnes», avait-il souligné.
En 2007, le TAC atteignait encore 28.000 tonnes, mais la pêche illicite avait multiplié les ponctions par trois, remarquait-il, faisant valoir que l'Union européenne dispose d'une surcapacité de pêche de 28.000 tonnes à elle seule --elle s'est d'ailleurs abstenue jeudi-- et que celle de la flotte turque dépassait de «300% ses quotas».
De son côté, l'ICCAT, présente à Doha, a défendu son bilan: «En dix ans, nous avons réduit les TAC de 58% et nous visons une réduction de 25% des capacités», a expliqué son président Fabio Hazin.
En novembre, la Commission avait annoncé le renforcement des mesures de suivi et de contrôle pour les pêcheries de thon rouge, reconnaissant une «surpêche considérable notamment en Méditerranée».
Toute l'industrie accourue à Doha a répété ces promesses au cours de la semaine: «Notre objectif est de conserver du thon rouge pour les trois prochaines décennies. Nous n'avons aucun intérêt à sa disparition», jurait Maron Kristofersson, responsable de fermes d'engraissement en Islande.
Mais la méfiance envers l'ICCAT remonte à 1992 quand, sous la pression du Japon, une proposition suédoise d'inscrire le thon rouge à la CITES avait été retoquée.
«L'ICCAT a fait un travail épouvantable ces 20 dernières années: la conférence a choisi une institution qui a échoué. Quand quelque chose ne marche pas, il faut choisir un meilleur outil. Ce devait être la CITES», a réagi Gerry Leape, expert du Pew Environmnent Group.
«L'espoir était qu'ICCAT et CITES travaillent ensemble. Le commerce international est la principale incitation à la surpêche», a pour sa part expliqué le Dr Sergi Tudela, expert des pêches en Méditerranée pour le WWF.
Mais le Japon, qui consomme 80% du thon rouge de Méditerranée et a entraîné de nombreux pays du Sud, ne voulait pas de la CITES: «Il faut des mesures capables de couvrir l'ensemble du processus, de la pêche au commerce: sinon c'est injuste: pour les pays en développement, l'exportation seule garantit la viabilité des pêches», a expliqué son délégué Masanori Miyahara, responsable des pêcheries japonaises auprès de l'ICCAT.
«La critique (de l'ICCAT) est légitime», mais cette institution «a changé», a-t-il plaidé, reconnaissant une forme de «pression» exercée par la résolution de Monaco.
«Au moins, notre proposition a brandi une menace: la majorité des pays ont demandé des mesures énergiques. On prend note», s'est consolé M. Van Klaveren.
Le débat va reprendre dès dimanche, alors que la CITES est saisie de propositions pour quatre espèces de requins recherchées pour leurs ailerons sur le marché asiatique.
source: lepays.com